Oniryan 18 Demasuerti 2009
La fin du monde
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Morrigane s’élança à contre courant sur l’un des seuls escaliers qui semblait encore tenir.
Emportée par la foule hurlante des courtisans terrorisés, elle trébucha trois fois avant d’atteindre le premier étage.
Elle avait été ralentie par la chute du temple noir quelques minutes plutôt, contemplant hébétée, les colonnes du lieu saint tomber une à une sous les regards horrifiés des prêtresses qui y avaient vu le signe de la fin du monde.
La fin du monde… C’est ce qui se criait à présent à Lynsk, trouvant échos dans les milliers de voix Reikonnes.
La prêtresse avait remonté le groupe de fuyardes pour emporter les pénates sacrées qui représentaient les dieux Krali et le très saint bonhomme de neige.
Elle les avait serrées contre son cœur durant les quelques mètres qui la séparait du château.
Maintenant, apeurée, elle cherchait des yeux Nan, la nourrice ou son royal époux.
Après dis minutes qui lui parurent longues comme un siècle de peine, elle aperçut la vieille servante avec ses deux enfants :
- « Où est Triton ? Où est mon époux ? »
Il lui fallut quelques secondes pour s’apercevoir qu’elle secouait la pauvre femme.
- « Nul ne le sait madame, c’est arrivé si vite »
Son regard désolé lui inspira le plus triste pressentiment mais le cri de sa petite fille la sortit de sa morbide torpeur.
Elle échangea son sac de toile qui contenait ses objets sacrés contre ses bébés et posa un instant son visage contre le leur.
Mais le vacarme ne s’arrêta pas, les murs continuaient de tomber, et son amour ne revenait pas.
Nan posa pressement sa main sur la sienne.
- « Il faut partir… Un bateau a été affrété, il ne nous attendra pas, ma dame»
Pas de réponse
- « Les enfants, ma dame… »
La reine noire secoua la tête et arpenta la salle, criant à plein poumon le nom de son mari.
Quand soudain, le vitrail de l’entrée explosa en poussière de couleur devant la triste famille.
Elle eut à peine le temps de couvrir la tête de ses bébés pour les protéger des éclats.
Cela la décida.
La mort dans l’âme, elle héla sa nourrice et quitta le château.
Quand elle atteignit la côte, sa robe avait été lacérée, il lui manquait une chaussure, ses mains et ses bras avaient été largement blessé mais le bateau était là et les petits n’avaient rien.
L’idée lui traversa l’esprit de laisser les petits à la nourrice et de rester ici sur les terres qu’elle aimait tant.
Mais quand elle vit l’air grave de Drazel et les yeux trempés de larmes de Messaline…
Elle ne pu se résigner à les laisser.
Il était tard, les côtes avaient depuis longtemps disparu de l’horizon quand les enfants s’endormirent.
Morrigane plaça ses dieux mânes sur une table de chevet de fortune et alluma une maigre bougie.
« Si les dieux ont encore quelques peines pour leur fidèle servante,
si les dieux, dans leur incommensurable cruauté, peuvent encore entendre les pleurs,
qu’ils écoutent encore ceux-ci.
Je n’ai d’autres choix que de remettre entre vos mains mon plus tendre amour.
Si je ne devais jamais le revoir, dites lui que mon cœur n’a appartenu qu’à lui,
Que mes plus douces pensées l’accompagnent où qu’il soit.
Si, à jamais, je devais souffrir de l’avoir perdu, laissez moi rêver à nos retrouvailles,
Si je dois à présent vivre dans le doute et la tristesse, qu’il se rassure, ses enfants grandiront.
Mais…
Mais s’il y avait le plus infime espoir de te revoir mon ange,
je t’attends… »
Polkyan 8 Nuersar 2008
Des cris dans la nuit
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Le vent du nord arrachait aux arbres des feuilles toujours plus orangées,
le sol était recouvert d'un épais tapis qui crissait sous les pas.
Le temple, habituellement si calme entre complies et matines, fourmillait maintenant d'agitation.
Des prêtresses couraient entre les différentes salles du temple, s'agenouillaient devant le grand bonhomme de neige puis repartaient aussitôt.
Des dévotes apportaient des linges, de grandes bassines d'eau réchauffées sur l'âtre de la grande salle puis disparaissaient dans les dédales du lieu de culte.
Dans une petite chambre aménagée non loin du sanctuaire Morrigane vivait les derniers instants qui la séparait encore de la délivrance.
Trois sages femmes s'affairaient à ses côtés tandis que le grand roi Triton faisait les 100 pas dans la hall voisin.
Il faisait chaud dans cette pièce saturée d'encens et de chants.
Elle serra un peu plus fort les draps de satin dans ses poings et ferma les yeux.
Le sang battait à ses tempes, les contours de la chambre se faisaient incertains mais elle ne vacilla pas.
Elle entrevit deux prêtresses en transe à travers ses cheveux trempés qui tombaient devant son regard.
Le temps s'arrêta une fois encore et, quand elle se recoucha pour la deuxième contre les épais oreillers qui soutenait son corps meurtri... Elle sourit.
Une sage femme épongea son front avec une chaleur toute maternelle.
"Ce sont deux beaux bébés que vous offrez au royaume, ma reine."
Elle soupira de contentement pour toute réponse.
On posa sur son cœur les deux nouveaux-nés qui pleuraient de faim.
Elle découvrit sa poitrine en souriant encore, c'était un excellent présage.
Quand elle eut repris quelque peu son souffle :
"Pourriez-vous libérer mon époux de son attente et de ses doutes?
Faites le entrer."
Une prêtresse s'empressa de la satisfaire après s'être agenouillée et sortit prestement de la pièce.
"Mon seigneur roi, un robuste garçon et une délicieuse petite fille..."
[...]
"Devant le regard du très vénéré bonhomme de neige qui reste immobile entre les neiges,
je te nomme Drazel, mon fils.
Que tes bras soient forts et tes verdicts honnêtes.
Devant le regard du très vénéré bonhomme de neige qui reste immobile entre les neiges,
je te nomme Messaline, ma fille.
Que tes propos soient doux et tes chants justes de voix."
La jeune reine se redressa et embrassa à nouveau les joues des deux bambins.
Ensuite, elle les confia à une nourrice pour qu'elle les dépose dans deux grands berceaux ouvragés à proximité de son propre lit pour qu'ils puissent dormir plus sereinement.
Elle eut un moment de tristesse quand une des servantes tira d'épaisses tentures de fourrures pour les protéger des courants d'air.
Si le vent du nord n'était pas retourné dans des cieux plus accueillants, il aurait probablement partagé les droits et devoir du parrainage.
Mais soit, ce jour n'était pas aux regrets.
Morrigane saisit les feuilles délicates et la plume de paon noire qu'on lui tendait et rédigea des missives pour les quatre compagnons qui seraient aussi ceux de ses enfants.
Du vélin pour Eskod, le mage de guerre rouge de Denkaro.
Du papyrus pour la tendre Evea des forêts de Failariel.
Des lettres rosées.
Du parchemin pour la sage Arkhane de Shimizu.
Du papier de soie pour son frère par alliance, DanDark des montagnes noires.
Des lettres bleutées.
Elle les remit à un serviteur et son regard se hasarda par la fenêtre,
les premiers flocons tombaient...
Malaryan 3 Suerti 2008
Tentative d'usurpation du trône : ratée...
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal

...

S'il est pas sexy quand il fait la moue...
Polkyan 31 Demasuerti 2008
Et encore un anniversaire Sistearthien!
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Si c'est pas mignon!
Shankaryan 29 Demasuerti 2008
ô Evy...
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Nul sanglot n'a troublé l'ivresse de ma couche,
J'épargne à mes amants les rancoeurs de l'amour.
J'écarte de leur front la brûlure du jour,
J'éloigne le matin de leurs paupières closes,
Ils ne contemplent pas l'accablement des roses.
Seule je sais donner des nuits sans lendemains.
Je sais les strophes d'or sur le mode saphique,
J'enivre de regards pervers et de musique
La langueur qui sommeille à l'ombre de mes mains.
Je distille les chants, l'énervante caresse
Et les mots d'impudeur murmurés dans la nuit.
J'estompe les rayons, les senteurs et le bruit.
Je suis la tendre et l'impitoyable Maîtresse.
Car je possède l'art des merveilleux poisons,
Insinuants et doux comme les trahisons
Et plus voluptueux que l'éloquent mensonge.
Lorsque, au fond de la nuit, un râle se prolonge
Et se mêle à la fuite heureuse d'un accord,
J'effeuille une couronne et souris à la Mort.
Je l'ai domptée ainsi qu'une amoureuse esclave.
Elle me suit, passive, impénétrable et grave,
Et je sais la mêler aux effluves des fleurs
Et la verser dans l'or des coupes des Bacchantes.
J'éteins le souvenir importun du soleil
Dans les yeux alourdis qui craignent le réveil
Sous le regard perfide et cruel des amantes.
J'apporte le sommeil dans le creux de mes mains.
Seule je sais donner des nuits sans lendemains.
Seperyan 4 Demasuerti 2008
Misses et misters 2008
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal

Yoda et Arkane
Chez les Tsuchis :

Lacuna et Genji
Chez les Reikons :

Morrigane et Triton
Et chez les Seizons...

Evea
Trouvez lui vite un mister!
Erayan 21 Nuersar 2007
Jour de mariage
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
"Nous sommes réunis céant aujourd'hui pour unir ces deux personnes sous le regard bienveillant de Krali, Leira et du vénéré bonhomme de neige."
Le prêtre pris la main de Triton.
"Roi Triton,
enfant des montagnes de denkaro,
fils de Meneraldian Asthor et Sobeliane Misugi,
sorcier de sa nation,
souverain incontesté du peuple Reikon,
chef des Gwadakillers.
Il saisit ensuite la main de Morrigane.
"Morrigane Messaline Jezabel Celebelen,
enfant des forêts de Lynsk,
fille de Morrigane, la blonde, et Tristan Celebelen,
sorcière de sa nation,
grande prêtresse du grand bonhomme de neige,
maîtresse de la Garde Noire.
Tenant des deux amants lpar la main, le prêtre s'adressa ensuite à la foule.
"Comme le veut la coutume Reikonne,
et plus principalement celle de Lynsk,
avant quand les deux jeunes gens échangent leurs alliances, leurs consentements et leurs voeux,
si quelqu'un tiens à s'exprimer sur cette hymenée,
pour le bon comme le mauvais,
qu'il parle maintenant,
ou garde à jamais le silence..."
Le père Valentin prit les alliances que tenait Ezal Taicha.
L'une était ornée d'une pierre de vie,
l'autre d'une salamandre en onyx.
"Et maintenant répétez après moi,
Devant le grand bonhomme de neige et le panthéon des dieux millénaires,
Moi, Triton, seigneur de Reikonie, je t'épouse."
Il attendit un instant qu'il s'exécute et repris.
"Devant le grand bonhomme de neige et le panthéon des dieux millénaires,
Moi, Morrigane, dame de Reikonie, je t'épouse."
Chacun passa ensuite l'anneau au doigt de son époux.
"Par la volonté divine et le pouvoir accordé par les hautes instances,
Je vous déclare mari et femme.
Il n'est pas interdit d'embrasser la mariée..."
Shankaryan 15 Nuersar 2007
La complainte de l'hiver
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
D'une simplicité enfantine,
Et d'une tristesse mortelle.
Une histoire de regards, les vrais,
De ceux qui se cherchent dans l'obscurité,
De ceux qui ne meurrent pas dans l'éloignement.
Et, il était une fois,
Car c'est ainsi que toutes les histoires doivent commencer,
Un grand roi vêtu de noir,
Une jeune fille aux cheveux d'ébène.
Il maîtrisait des choses inconnues, une magie de jadis,
Il faisait des jours de soleil où tombaient des rayons,
Il faisait des jours de froid où tombaient la neige,
Mais uniquement pour la réchauffer de ses bras.
La nature couvrait leurs jeux,
Ils s'aimaient dans les forêts de Lynsk dès l'aurore.
Ce matin, les lumières se lèvent,
Alors la belle accoure dans les bois et l'attend.
Mais les beaux oiseaux ne tiennent pas en cage,
Les jeunes filles restent les mésanges les plus imprudentes,
Pour un reflet aperçu dans les eaux d'un lac,
Elle y tombe, sa robe l'enfonce et les algues l'y noient.
Tant de tristesse pour le grand roi...
10 jours, 10 nuits Morgoth la chercha.
C'est alors qu'il la voit,
Dans le lac même où il avait caché l'alliance qu'il lui destinait.
Fou de douleur,
Ivre de chagrin,
Empli de regrets,
Débordant de larmes.
Il fit tomber la neige,
La fit tomber à jamais et ainsi,
Le lac gela et,
A jamais belle, elle resta.
Combien d'années resta-t-il à contempler son reflet?
Son corps fut recouvert de givre, de neige.
Mais tout deux restèrent là.
Là où, à jamais, leurs regards pouvaient se croiser.
La neige continue de tomber sur Lynsk,
Le grand roi est mort, vive le roi.
Mais son espoir et son amour demeure,
Aussi éternels que la beauté de son amante..."
Fête de l'hiver à Lynsk
Shankaryan 22 Alturiak 2007
Loki
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
" De la tourbe le sombre voleur, de l'enfer l'évadé,
Un nouveau corps a derobé.
A coeur brulant, le Styx n'est pas contraignant,
Car l'amour n'admet le néant.
Pour la neige, un dieu gelé,
D'un egyptien execute la volonté.
D'un empereur, le testament,
Du sang de Macha, l'eternel amant. "
Morrigane sourit, elle ne savait pas encore que chaque matin son aède viendrait chanter ses louanges sous ses fenêtres.
Polkyan 10 Alturiak 2007
A marier !
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Que les plus belles plumes s'agitent!
Un coeur est à prendre...
"Ton aura brûle d'un noir intense,
Mais mon amour n'en est que plus dense,
Nous sommes loin,
Mais notre amour n'est pas vain,
"Ma douce, ma chere,
Toi qui est plus precieuse que ma chair,
Pour aller à toi,
Je serais pret à tuer un roi,
Ou alors rejoindre nali,
Pour t'epouser une nuit,
Ma chère morigane,
Ecoute mon âme,
Je ne suis qu'un pauvre soricer,
Mais je sait comment me justifier,
De cet amour qui me brûle,
Mais qui a l'effet d'une pillule,
Veux-tu s'il te plait ma belle,
Me donner une reponse telle quelle,
Que tu la pense au fond de ton coeur,
Car quand je te vois,
Je n'appercois que des lueurs,
Morrigane,s'il te plait lis ce poème,
Et dit moi si tu l'aime.
Keny
Pour la belle reine noire, Morrigane. "
Adepte de Nali, c'est un métier,
Adepte de Morrigane, c'est une vocation.
Warzazaf
"Ô viens ma muse, approche de ton pas léger,
Souris moi ce soir et réchauffe mon coeur gelé.
ma brilliante muse, mon phare dans la nuit,
Chasse par ta seule présence toute tristesse de ma vie.
Ô muse radieuse, pourquoi chanter ta beauté ??
Cette chanson la nature l'a déjà composée,
Pour embellir ce monde Yunthar s'étant inspiré,
De celle qui au temple noir fût abandonnée.
Il a prété ton parfum aux fleurs des rosiers,
Ta grâce au flammes dansantes, ta douceur à l'été.
Perchées dans la nuit les étoiles ont la splendeur
De tes doux yeux et l'océan leur profondeur.
L'obsidienne a le reflet de tes noirs cheveux,
Et les oiseaux, de ton rire, le chant mélodieux.
Partout dans le monde Mère Nature te rend hommage,
Bien mieux que ne pourrait le faire un poète mage.
Ma douce muse des neiges, tu es ma nuit, tu es mon jour,
La force de mon lyrisme, l'objet de mon amour..."
Loki
Si douce peut être une rose aux mains d'un roi...
...
Vous ayant vu pour la première fois sur le champ de bataille vous m'aparru fort belle ! J'ai toute de suite remarque vos beau yeux d'ambre et votre splendide robe malgré quel fut légérement t'acheter de sang...
Vous teniez un livre entre vos douces mains, sans doute un livre de magie, je me souviens encore de votre peau ayant la couleur d'un couché de soleil, cette si paisible et lumineuse a la fois...
Cette couleur si paisible et lumineuse a la fois...
Bref vous m'avez "tapé dans l'oeil" et depuis se jour je n'ai céssé de penser a vous, durant les guerres vous étiez la seul qui me faisait tenir debout et combattre...
Mademoiselle je vous aime !
Stayz
"ô princesse de mon coeur
faites de moi votre amant
je suis comme un enfant
devant votre splendeur
à nous les nuits de folies
nul besoin d'ivresse
votre charme me suffit
pour mettre a jour mes faiblesses
devant vous je suis si peu
mais tant à la fois
je me sens si fort en moi
mais aussi esclave de vos yeux
faites de moi votre chevalier servant
votre compagnon d'aventures amoureuses
je ferai tout pour vous rendre heureuse
comme nul n'a pu le faire auparavant"
Leraikha
Erayan 28 Elteriak 2007
Hommages
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Il s’approcha et découvrit une rose noire…
Il la cueillit…
Puis il entendit un sifflement, il tourna la tête pour voir étendu sur le chemin son ami, compagnon et amant Taigong, mort, une flèche l’avait atteint dans l’œil gauche…
Zéphyr, n’y croyant pas, cligna des yeux et dans un ultime mirage, un corbeau noir remplaça la flèche… L’illusion disparut et Zéphyr lança un sort vers i l'infinl’assassin…
Zéphyr put voir les yeux verts du meurtrier s’écarquiller lorsqu’il s’envola dans les airs pour retomber sur le sol, mort…
Zéphyr, au comble du désespoir, enleva la flèche de l’orbite de Taigong, puis regarda la rose une dernière fois…
Sa dernière pensée fut pour Morrigane.
Zéphyr mourut à son tour en s’enfonçant la flèche dans l’œil, une simple flèche qui fit trois mort…
C'est alors que, dans un boudoir réservé aux discutions des gardes et des templiers, à des milles de là :
Revenant peu à peu à la réalité de la pièce par la pression d'Ezal, diplomate tsuchie, sur son épaule, Morrigane poussa un long soupir de désespoir.
Elle prit délicatement la rose du bec de son compagnon corbeau et la porta à son visage pour en respirer l'odeur.
Les pétales tachèrent ses joues de sang.
"J'ai l'infini regret, ma demoiselle, de vous apprendre la mort de Zephyr... dit un messager.
"Né d'Aurore, douce déscendante de Soraya la belle et du chevalier Tristan. Né Mizu bien au delà des mers bleues mais mort en Reikon comme il l'a vécu toute sa vie..."
Morrigane se leva et posant sa main sur le coeur, continua son éloge funèbre.
"Parcourant le monde dès qu'il fut en age de voyager, il parvint au temple où j'enseignais pour y apprendre les secrets de la magie de Krali. Nous nous retrouvâmes et nous reconnurent frère et soeur lorsque nous vîmes que nous possèdions tout deux les armoiries de notre père. Il fut le plus fidèle défenseur de ma bannière au quatres coins de cette terre et jamais ne m'aurait abandonnée même si je lui ai parfois reproché durement ses trop tendres sentiments à mon égard."
"Qu'il repose auprès de son frère, Borée,par delà les montagnes du pic, là où naissent les vents du nord.
Que le temple noir se prépare à un deuil de 15 jours.
Que soient chantés ses hauts gestes.
Et par dessus tout, que le malheur s'empare de ce peuple de traître qui poignarda dans le dos les dignes enfants de Krali."
A tout ceux qui nous quittèrent, aux grands rois, aux grands guerriers, aux compagnons d'armes, aux maris et aux femmes, à mon cher frère que j'aimais tant...
Seperyan 18 Elteriak 2007
La fin d'une histoire.
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
"Morrigane emmena kimahri dans la clairière aux harfangs où on pouvait apercevoir les plus belles aurores boréales du pays.
Au centre de celle-ci se trouvait une souche d'arbre sur laquel elle s'assit, elle présenta un tronc plus large en face d'elle au ronso pour qu'il puisse se mettre à l'aise.
Avec un sourire engageant, elle l'invita à commencer à jouer de sa flûte.
Le Ronso admira l'endroit avec émerveillement...
Les paysage du Pays de Morrigane sont vraiment magnifiques...
Kimahri est fier de jouer dant un lieu telle que celui ci.
Le Ronso regarda autour de lui pour voir si quelqu'un d'autre les observait, ils étaient seuls. Il posa alors les deux livres au coté de la jeune femme, sorti la couverture et la passa sur les épaule de la femme avec attention.
Puis il s'assis non loin et sortis sa flûte.
Après une courte inspiration , le Ronso commenca a jouer...
La musique était si clair et cristaline, elle se mariait parfaitement avec l'endroit, la neige, la glace et les notes si pures et aigues, l'ambiance semblait magique, Morrigane qui était adepte de la magie aussi pouvait sans doute ressentir la faible magie qui se dégageait de la petite flûte...
Le Ronso s'applicait du mieux qu'il pouvait et une petite larme naquis au creux de son oeil droit...
Le pays lui manquait...
Morrigane ressera autours d'elle la couverture, silencieuse devant le receuillement du ronso.
Elle comprenait un peu sa mélancolie pour avoir vécu longtemps loin de chez elle, loin des temples du nord...
Elle s'approcha de kimahri et lui posa la main sur l'épaule pour le réconforter en partageant un instant sa peine.
Le Ronso arrêta de jouer un instant d'un revers de main discret, il essuya la perle qui avait roulé sur sa joue, il admira le ciel un instant, inspira doucement, et posa sa grosse main sur celle de Morrigane.
Il se leva ensuite et posa son autre main sur la taille de Morrigane, l'attirant vers elle, il l'entoura de ses gros bras et resta un instant sans faire de bruit,
D'un geste rapide il éloigna ensuite la jeune femme de son torse...
Kimahri est désolé, Kimahri ne voulait pas brusquer Morrigane...
Brusquer...
Je n'en n'ai que faire...
Morrigane se rapprocha doucement du ronso, se dressa sur la pointe des pieds et posa sa joue sur son torse. Elle glissa ses mains dans son épaisse fourrure claire.
"Je ne suis pas de celle que l'on peut brusquer..."
Elle se hissa quelque peu sur ses épaules et approcha son visage du sien.
"Par contre, je suis peut-être bien de celle qui brusque..."
Elle posa tendrement ses lèvres sur les siennes, les yeux ouverts et les bras autours de son cou maintenant. Après un long moment seulement, elle se laissa retomber dans la neige, les joues rouges et un étrange sourire sur le visage.
Ainsi commenca notre histoire,
Puis, par une belle soirée d'hiver s'éteint le mariage de Morrigane et Kimahri.
Ce qu'il advint du ronso, personne ne le sut jamais...
Seperyan 10 Aketar 2006
L'autre rive
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
" Tant de choses à faire et si peu de temps... ."
Morrigane avait installé tant bien que mal un petit autel en bois dans la ville improvisée qui avait été installée sur Crystal. Elle y avait posé les pénates de Krali et non loin d'elles, dans un coffret d'ivoire, celle du bonhomme de neige. Elle se receuillait plus qu'avant encore et pour cause : il n'y avait rien d'autres à perte de vue que de la glace, encore et encore, on se sentait sur cette île comme prisonnier de soi-même. Elle épousta sa cape noire aux contours de fourrure grise et remonta vers son nouveau chez-elle. Elle croisa des gardes dans le couloirs auxquels elle sourit distraitement puis, arrivée dans sa chambre, elle s'enferma à clé.
Plus petite qu'à Lynsk, évidemment par ces temps de tristesse, la chambre était néanmoins bien plus chaude que de l'autre côté de la mer, le feu en embrasait rapidemment chaque recoin.
" Crôôôôa "
Morrigane se retourna prestemment et se dirigea vers une cage à oiseau recouverte d'une toile de lin. Dedans, un corbeau noir ébène aux yeux marrons croassait impatiemment, elle lui caressa la gorge qu'il lui tendait à travers les barreaux.
" Quelle impatience...on ne peut se le permettre mon joli "
Elle soupira et le délivra de sa prison, ouvrant délicatement le fin verrou de la porte. Il virevolta dans la pièce un instant avant de se poser sur son épaule, la tête contre la joue de la sorcière. Elle même fixait la grande psyché qui trônait, recouverte elle aussi d'une toile de lin, à côté de la fenêtre. La pretresse tenta même d'en approcher sa main mais elle s'arretait aussitôt qu'elle en frôllait le drap.
Shankaryan 30 Nuersar 2006
A mon amour, mon amant, ma tristesse... Seth...
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Elle avait pris un receuil inachevé où tous Reikon pouvait y écrire poème, pamphlet ou autre courts messages.
Ce lourd grimoire sans nom était appelé par beaucoup " Le livre des récits inachevés" et sans qu'elle ne sache très bien pourquoi, elle avait eu le besoin de coucher sa tristesse sur papier. Elle l'ouvrit à un nouveau chapitre et commença :
"La mort n'est rien, un passage tout au plus.
Les gens s'en vont mais les souvenirs restent.
Je ne regrette rien,
ni les baisers volés
ni les caresses dissimulées.
Je garde ces instants en mon coeur remerciant et maudissant à la fois celui que je vénère tant.
Je ne regrette rien,
ni les tendres mots murmurés
ni les serments échangés.
Mais, mon tendre amant, si seulement...
Si seulement tu n'étais pas mort si loin de moi...
Si j'avais plus clore tes lèvres d'un dernier baiser...
Il me semblerait moins dur d'attendre les royaumes de Nextépé.
En souvenir du jour où, devant ses yeux, le tendre mais néanmoins archer Seizon, Sethitus, fut abattu sous l'ordre du roi Seizon Arutha victime de sa jalousie.
Que tous se souviennent que l'amour est à la fois l'épée et le fourreau."
Puis elle referma le livre avec le sentiment qu'une lourde page avait été tournée.
Erayan 8 Nuersar 2006
Garde Noire - Léona
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Arrivée en plein cataclysme, cette petite demoiselle remplace l'ancien couple Kiki-Rorix qui se sont tout deux suivis dans leur départ. Il y a des histoires qui ne se finissent jamais vraiment...
"Apprentie de la Sorciére de la Foret , j'ai vécu avec elle les plus belles années de ma jeune vie . Avant de mourir , elle m'a dit que je devais trouver ma raison de vivre par moi-même , à quoi allaient servir mes pouvoirs . L'arbre de Vie dans lequel nous vivions disparut de ce monde avec elle , et me laissa seule au milieu d'un monde de glace . Aprés avoir erré des années sans but , j'ai rencontré la Garde Noire et décidait de les accompagner un bout de chemin . Depuis je suis Morrigane et ses compagnons , si bizarres soient ils parfois . Je ne sais si c'est là la réponse que je cherchais , mais une chose est sûre : maintenant c'est pour eux que j'utilise ma magie ".