Oniryan
14
Hateran
Oniryan 14 Hateran 2006
Licornes
Par Morrigane Celebelen, dans la rubrique:Journal
Un beau matin, un dresseur qui, apparemment, n'était pas de la région s'approcha de moi trainant derrière lui une jeune licorne. Sa robe était d'un bleu pur, presque lumineux, mais son dresseur avait quant à lui un air des plus sombres. Je quittai donc le garde-chasse Denesel avec qui j'étais en train de marchander un magnifique perroquet des forêts tsuchies pour aller à la rencontre de ce vieil homme, son regard s'illumina.
- "Je vous cherchais ma dame".
L'inconnu en question serrait contre lui un épais manteau noir et grelottait comme s'il n'avait jamais vécu un hiver à Lynsk.
j'aquiescai silencieusement de la tête pour l'inviter à continuer.
- "J'ai capturé cette belle bête aux environs des plaines fleuries ma dame, j'ai repéré tout de suite que c'était une bonne fille et esperant un gros profit, je suis de suite retourné en ville pour la vendre. Dès mon arrivée, un client potentiel remarqua son allure et commença à l'examiner sous toutes les coutures, c'est là qu'il vit ceci".
Le dresseur me présenta alors un des sabots de l'animal, il était marqué d'une étoile noire dans un grand C.
- "Cette licorne semble être la parente directe de la Calypso si ce nom vous rapelle à des souvenirs".
Calypso...bien sûr, ce nom était celui de la licorne de ma défunte mère mais personne n'en avait plus jamais entendu parler, supposant qu'elle avait disparu avec elle.
- "Bien sûr, je n'ai pu la céder à un quelconque Reikon, j'attendais de voir qui y tenait le plus, qui serait prêt à payer le prix pour acquérir plus qu'une monture, un souvenir, un lien avec le passé..."
Cette discution trainait en longueur, cette licorne semblait me revenir de droit et le marchandage n'était pas mon fort, de plus quelquechose clochait dans l'attitude de cet homme. J'hésitais un instant, le commerçant avait posé sa main droite sur un sapin tout proche afin de se tenir en appui, aussitôt, je saisis la mini dague que je gardais attachée à ma jarretière et la lui souda prestemment à l'arbre.
Après quelques longs hurlements melés de larmes, le langage de l'inconnu devint moins fleuri, j'examinai donc sans regrets ma future compagne et lui caressa les naseaux.
- "Ce n'était pas la peine... j'avais des recommandations... et un lettre... pour vous ..."
Interessée, j'ouvris moi-même le manteau du vieil homme, la doublure verte ne m'étonna même pas, la missive par contre avait de quoi me saisir au plus au point, elle portait un sceau royal mais n'était évidemment pas celui de ma patrie. Le dresseur sourit d'un air mauvais, je lui donnai une bonne raison de continuer à se meler de ses affaires en enfonçant encore la dague d'un cran, le sang me battait aux tempes quand je lu la missive. Cela faisait si longtemps maintenant...
Sa lecture dut me prendre un certain temps, quand je froissai le papier, le Seizon commençait à se mourir, essayant péniblement de sortir la lame de sa peau. Je m'approchai de lui les yeux doux, le sourire tendre et prit son visage entre mes mains, étonné mais plutôt heureux de ce revirement de situation, le dresseur tenta de se redresser me sourit à son tour et regarda tristement sa main entravée par mon arme, c'est ce moment précis que je choisis pour lui briser la nuque. Je récuperai ensuite mon arme, l'essuyai dans un pli de ma cape et cherchai dans mon sac une vieille cape portant mes armoiries, celle-ci trouvée je la passai sur celle que j'avais décidé de nommer Pandore et la monta, qu'elle soit ou pas fille de Calypso, le présent me plaisait. Alors que je partai à toute hâte vers le sud, j'eu le temps de voir Denesel soupirer, pelle à la main, en train de s'occuper du visiteur. Sur ma route, non loin de là, je croisai Beebop, chef Nevrotik, arc en main et chevauchant sa propre licorne, il semblait être pris de fou rire, il y en a que la mort réjouisse encore, surtout si c'est un Seizon! Je lui souris simplement et passa mon chemin...
- "Je vous cherchais ma dame".
L'inconnu en question serrait contre lui un épais manteau noir et grelottait comme s'il n'avait jamais vécu un hiver à Lynsk.
j'aquiescai silencieusement de la tête pour l'inviter à continuer.
- "J'ai capturé cette belle bête aux environs des plaines fleuries ma dame, j'ai repéré tout de suite que c'était une bonne fille et esperant un gros profit, je suis de suite retourné en ville pour la vendre. Dès mon arrivée, un client potentiel remarqua son allure et commença à l'examiner sous toutes les coutures, c'est là qu'il vit ceci".
Le dresseur me présenta alors un des sabots de l'animal, il était marqué d'une étoile noire dans un grand C.
- "Cette licorne semble être la parente directe de la Calypso si ce nom vous rapelle à des souvenirs".
Calypso...bien sûr, ce nom était celui de la licorne de ma défunte mère mais personne n'en avait plus jamais entendu parler, supposant qu'elle avait disparu avec elle.
- "Bien sûr, je n'ai pu la céder à un quelconque Reikon, j'attendais de voir qui y tenait le plus, qui serait prêt à payer le prix pour acquérir plus qu'une monture, un souvenir, un lien avec le passé..."
Cette discution trainait en longueur, cette licorne semblait me revenir de droit et le marchandage n'était pas mon fort, de plus quelquechose clochait dans l'attitude de cet homme. J'hésitais un instant, le commerçant avait posé sa main droite sur un sapin tout proche afin de se tenir en appui, aussitôt, je saisis la mini dague que je gardais attachée à ma jarretière et la lui souda prestemment à l'arbre.
Après quelques longs hurlements melés de larmes, le langage de l'inconnu devint moins fleuri, j'examinai donc sans regrets ma future compagne et lui caressa les naseaux.
- "Ce n'était pas la peine... j'avais des recommandations... et un lettre... pour vous ..."
Interessée, j'ouvris moi-même le manteau du vieil homme, la doublure verte ne m'étonna même pas, la missive par contre avait de quoi me saisir au plus au point, elle portait un sceau royal mais n'était évidemment pas celui de ma patrie. Le dresseur sourit d'un air mauvais, je lui donnai une bonne raison de continuer à se meler de ses affaires en enfonçant encore la dague d'un cran, le sang me battait aux tempes quand je lu la missive. Cela faisait si longtemps maintenant...
Sa lecture dut me prendre un certain temps, quand je froissai le papier, le Seizon commençait à se mourir, essayant péniblement de sortir la lame de sa peau. Je m'approchai de lui les yeux doux, le sourire tendre et prit son visage entre mes mains, étonné mais plutôt heureux de ce revirement de situation, le dresseur tenta de se redresser me sourit à son tour et regarda tristement sa main entravée par mon arme, c'est ce moment précis que je choisis pour lui briser la nuque. Je récuperai ensuite mon arme, l'essuyai dans un pli de ma cape et cherchai dans mon sac une vieille cape portant mes armoiries, celle-ci trouvée je la passai sur celle que j'avais décidé de nommer Pandore et la monta, qu'elle soit ou pas fille de Calypso, le présent me plaisait. Alors que je partai à toute hâte vers le sud, j'eu le temps de voir Denesel soupirer, pelle à la main, en train de s'occuper du visiteur. Sur ma route, non loin de là, je croisai Beebop, chef Nevrotik, arc en main et chevauchant sa propre licorne, il semblait être pris de fou rire, il y en a que la mort réjouisse encore, surtout si c'est un Seizon! Je lui souris simplement et passa mon chemin...